Voilà la fin. Oui la fin ca veut dire que c'est fini. Définitivement.
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*Abbygaelle*
« Cours Bill !! Cours plus vite ! »
Il ne faut pas qu'ils nous rattrapent, ce serait la fin, toutes nos chances de partir seraient définitivement finies. Nous mourrions dans ce camp.
Il trébuche, je ne peux pas le laisser comme ça allongé, si faible.
« Tom, continuez, je vais le chercher. »
On est parti à 5 on s'en sortira à 5. Je cours dans l'autre sens, malgré les gardes qui se rapprochent en courant et en hurlant que l'on va le payer, qu'on ne s'en va pas comme ça, quand on veut. J'arrive près de Bill, il pleure. Non ne pleure pas Bill, ne pleure plus, trop de larmes ont coulées de tes jolis yeux noisettes. C'est fini, ne t'inquiète pas, je suis là, on va partir, tu verras tous sera comme avant.
Je me répète ces mots en courant vers lui. Je sais que rien ne sera plus pareil, mais cet espoir me donne la force d'espérer, que notre évasion changera quelque chose.
« Bill, viens on y va, prends ma main, n'abandonne pas. Pas si près du but. »
Il me regarde, son regard est éteint, il n'y a plus ces petites étincelles d'autrefois. Tout ce que l'on voit maintenant dans son regard c'est la fatigue, la peur, la douleur et l'espoir.
« Abby, tu le sais comme moi, ça n'en vaut pas la peine, d'ici 5 minutes ils nous auront rattrapé. »
Je m'effondre à côté de lui, après tout il a peut être raison, tout cela n'était que pure folie, espérer s'en sortir un jour. Et pourtant j'ai tout fait pour nous sortir de là.
*Flash-Back*
*Abbygaelle*
Notre plan va marcher, il doit marcher. Il est infaillible à tout les points, les personnes, les complices, le temps, l'endroit, tout concorde. Demain, ce sera la fin du cauchemar, enfin, après ces mois de tortures, morts et de désespoir, je vais enfin revoir la mer, ma petite vie ordinaire va reprendre. Je l'espère mais je sais que rien ne sera comme avant, les choses ont changées. Les choses devaient changer.
Je m'endors dans ma couchette inconfortable, petite, humide et terrifiante. Demain sera une dure journée.
Le lendemain, le stress est à son comble, je ne doit surtout pas rater mon coup, et personne ne doit lire sur mes traits ni la peur, ni l'espoir.
C'est lors de la sélection des exécutés du jour que tout doit se passer. Aaron et moi avions tout prévu. Il devait me prendre moi en tant que condamné, moi et moi seule, j'était devenue maigre, et j'avais toujours été pâle. Personne ne remarquerait notre plan. Et ma mort ne ferait qu'exciter les spectateurs.
C'est ainsi que je fus sélectionnée pour mourir, je jouais vraiment bien le jeu et les kapos n'y virent que du feu. Mais au lieu de me conduire à la chambre à gaz Aaron m'emmena au bâtiment où étaient retenu mes amis. A partir du moment où je ne me suis pas rendue à la chambre à gaz et le moment où les gardes se lanceraient à ma recherche était de 5 minutes. Pas grand-chose mais ça ferait l'affaire.
J'entrai dans la pièce, je les vis, eux quatre qui avaient été mes amis, mes raisons de rester en vie, de ne pas baisser les bras.
Je m'approchai, je les vis se crisper, je compris tout de suite tout ce qu'ils avaient pu subir.
« Les mecs, c'est moi, Abbygaelle, fini l'enfer, on rentre à la maison. »
Je vis des sourires illuminer leur visage, mais aussi des larmes couler. Je les détachai et les invitai à me suivre. Restait le plus dur, sortir et partir le plus loin possible.
Mais Aaron connaissait bien les bâtiments et cela ne faisait pas 5 minutes que ma mort avait été annoncée. Donc personne n'était à ma recherche.
Il fallut traverser des couloirs, des pièces, escalader quelque grilles, ramper quelques mètres et soudain nous étions dehors. Je regardai Aaron et lui dis merci. La suite du plan nous séparait. Lui devait retourner à la chambre à gaz et prétendre que j'étais partie en courant. Qu'il n'avait rien pu faire. Quand à nous 5 nous devions courir à travers ce désert, le plus longtemps possible, une ville se trouvait à 2 h de course.
Cette pensée me rendait heureuse. Et pourtant je doutais de moi, deux heures, ça allait être long, vu notre état.
On commença à courir quand Bill se mit à ralentir. Il était devenu tellement faible et vulnérable.
*Fin du Flash-Back*
Nous étions tous les deux là, allongés, épuisés entre la vie et la mort. Il avait l'air de souffrir tellement, des larmes ne cessaient de couler de ses magnifiques yeux.
« Bill viens, on ne peut pas abandonner, pas maintenant. Je te porterais si il le faut mais je n'abandonnerais pas, jamais. »
« Abby, je n'ai plus la force, je ne peux plus c'est fini. »
Je me mis aussi à pleurer, il fallait le convaincre que ça n'était pas fini. Jamais.
« Bill, écoute et ferme-la. Tu ne peux pas laisser tomber, n'oublie pas ton jumeau, ta famille et surtout les fans. N'oublie pas les fans, qui s'inquiètent pour toi. »
Je le vis me sourire, se lever, je mis ma main dans la sienne et nous nous miment à courir, le plus vite que l'on put, notre vie en dépendait.
2h15 plus tard on atteignit la ville de Los Angeles. Aaron avait dit vrai.
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Quand je repense à tout cela, toute mon histoire cela me semble surréaliste et absurde, pourtant ça nous est arrivé, des centaines de gens sont morts, et chacune des personnes ayant été directement impliqué s'est trouvée chamboulée. Les producteurs ont été envoyés en prison, pour mauvais traitement, les kapos en correctionnels et Aaron à reçu la médaille du mérite pour nous avoir aidé a nous évader. Et pourtant la vie continue sur cette terre hostile. Les gens n'ont pas vraiment changé, les passants me regardent juste étrangement. J'ai gardé des contacts avec mes compagnons d'évasions. Parfois, on se voit, on boit un verre, personne ne parle, nous n'avons rien à nous dire, ou plutôt, trop de choses à dire, à hurler au monde.
Parfois quand on me demande si je vais bien j'ai envie d'hurler de dire que non, comment ça pourrait aller ? Et pourtant je me contente de sourire, encore ce sourire hypocrite et faux, et je dis « oui très bien ».
Car parfois la vérité n'est pas bonne à dire.
Voilà mon histoire, c'est un peu l'histoire de ma vie. Et pourtant il y a encore tellement de choses à dire.
J'écris cela en espérant que personne n'oubliera jamais.
FIN !!
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Dites moi franchement ce que vous en pensez.
Pour voir votre avis globale mais aussi celui de ma fiin.
Bisous
Jvou aime mes lectrices.

